Zapclub est mort...
... vive Zapclub !
... vive Zapclub !
... il y a de l'espoir !
A noter une analyse objective des résultats de la primaire pour Malakoff : ouais la ville était acquise à DSK - ce fourbe - mais grâce à nos convitions et notre persévérance, oui grâce à cette volonté, et bien, euh, enfin, bah, c'est Ségo qui l'a emporté. Comme partout.
http://malakoffavecfabius.neufblog.com/
Fabius et DSK ne sont pas les seuls à accuser une défaite à Malakoff. Elle avait préféré la rue Hoche de cette cité du sud Parisien à ma rue Hoche à moi. Elle avait déménagé un an plus tard. J'aimerais lui envoyer des cartes postales de Pantin ou d'ailleurs. Je ne sais même plus où elle habite.
Lundi : pluie.
Mardi : pluie.
Mercredi : pluie.
Jeudi : pluie.
Quand je reviendrai, ne me demandez pas pour mes vacances : je risque de vous mordre.
Je me réveillais dans un lit inconnu. Double effet Meetic. J'attrapais mon lecteur MP3 pour comater gentiment en écoutant la radio, vieille habitude des matins difficiles. Je ne comprennais rien. Je n'étais pourtant ni sur Skyrock, ni sur Fun Radio. Soudain je me souvenais. J'avais déjeuné entre Minsk et Moscou, prit une mini-cuite dans le désert de Gobi et atterit à Shanghaï à 10h. Les vacances commençaient. Sous la pluie.
Vendredi soir je me suis inscrit sur Meetic. Je me suis inscrit un peu comme on va à l'abattoir. A la télé chez Courbet une secrétaire racontait qu'après 15 ans de bons et loyaux services, son patron lui avait fait dicter un après-midi une lettre d'avance des plus obscènes. Le vocabulaire était soigné, il est vrai, avec des phrases rances de type "je voudrais caresser ta toison humide et t'entendre doucement gémir". Presque du Régine Desforges. Je tiens à remercier cet entrepreneur entreprenant pour ce texte fondateur qui a largement inspiré mon annonce en ligne.
C'était samedi. C'était le soir. Il était 22h30 et j'étais dans mon lit. Et je ne dormais pas. J'avais pourtant au compteur 80 minutes de piscine, 80 bornes de vélo et 80 pompes mais non je ne dormais pas. Il y avait Arthur ou Sébastien à la télé. Un truc sur les volcans sur Arte. Le choix. Je me recouchais. Dehors on entendait des filles à talons rire aux blagues de mecs qui parlaient fort. Ils partaient en boîte en faisant crisser les pneus avant de leur 206. Dans mon lit j'avais froid au pied et je ne dormais toujours pas. J'avais touché le fond de la piscine dans mon petit pull marine. Plus que le fond, j'avais déjà arraché la faïence et je m'attaquais gentiment au système d'évacuation d'eau.
Le célibataire fait plus pitié qu'envie, sauf aux hommes mariés qui l'imaginent libre alors qu'il n'est que désespéré.
Frédéric Beigbeder, Nouvelles sous ecstasy